Ce 16 mars, le macronisme s’est donné la mort. Ce 49.3, celui-là en particulier, ne constitue pas simplement un échec stratégique cinglant mais signe l’inutilité et même, tout compte fait, scelle la nocivité du macronisme pour la France. Dépassons le seul fait qu’il est démocratiquement problématique d’engager une procédure (constitutionnelle mais d’exception) sur un texte, qui par ailleurs est rejeté par l’ensemble des syndicats et une large majorité de la population. Le 49.3 est, dans l’esprit du «parlementarisme rationalisé» de la Ve, un outil pour déblocage parlementaire contre la volonté du peuple représentée par une autre légitimité, celle de l’élection présidentielle. Or là, le peuple est clairement contre cette réforme et l’Assemblée n’était pas bloquée puisqu’une majorité se dégageait pour représenter la volonté du peuple de ne pas adopter la réforme des retraites.
Le billet de Thomas Legrand
Retraites : le 49.3 ou la fin du macronisme
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Emmanuel Macron voulait redynamiser la démocratie, mais à l’Elysée il a concentré le pouvoir et accentué sa personnification. Le recours arbitraire au 49.3 pour faire passer la réforme des retraites est aussi un échec personnel pour lui.
A l'Assemblée nationale, après le discours d'Elisabeth Borne qui a annoncé le recours du gouvernement à l'article 49.3, le 16 mars. (Denis Allard/Libération)
Publié le 16/03/2023 à 18h30
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