On comprend parfaitement la nécessité pour le front syndical d’intensifier le rapport de force face à un pouvoir sourd à ses revendications. Alors que la dernière mobilisation nationale contre la réforme des retraites remonte au 16 février, la journée du 7 mars, qui doit «mettre le pays à l’arrêt», est à ce titre le premier temps d’une nouvelle étape où le recours à la grève va se généraliser. Mais affirmer, comme l’a fait jeudi une demi-douzaine de fédérations de la CGT de plusieurs secteurs clé (Ports et Docks, Cheminots, Industries chimiques, Verre et Céramique et Mines-Energie), que leur objectif est de «mettre l’économie à genoux» est a minima un excès de langage. C’est peut-être même une faute de la part de ces puissantes fédés qui disposent d’une autonomie de paroles et d’actes vis-à-vis de la direction du syndicat dirigé par Philippe Martinez.
Le billet de Jonathan Bouchet-Petersen
Retraites : «Mettre l’économie à genoux», l’excès de langage contre-productif de la CGT
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En annonçant leur intention de bloquer le pays en ces termes clivants, les fédés CGT de plusieurs secteurs clés ont commis au minimum une faute de communication. Face à un pouvoir rouleau compresseur, l’enjeu est au contraire de garder l’unité du front syndical.
Le secrétaire général de la Fédération CGT des mines et de l'énergie Sébastien Menesplier, le 16 février à Gournay-sur-Aronde. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 03/03/2023 à 11h50
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