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Interview

«Rien n’est pire que de laisser pourrir un débat sans trancher» : à Bordeaux, le revirement du maire écolo sur la sécurité

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Dans un entretien avec «Libération», Pierre Hurmic explique les raisons qui l’ont poussé, après un «long cheminement», à muscler sa politique sécuritaire.
Pierre Hurmic à Bordeaux le 31 janvier 2025. (Sébastien Ortola/REA)
par Eva Fonteneau, correspondante à Bordeaux
publié le 12 février 2025 à 21h24

Doublement du nombre de caméras de vidéosurveillance d’ici à 2026, armement d’une partie de la police municipale, signature d’un contrat de sécurité intégré avec la préfecture et le parquet, demandes répétées au gouvernement pour avoir une compagnie de CRS à demeure… Ces derniers mois, le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, n’a pas chômé pour muscler la sécurité dans la capitale girondine. Des décisions parfois à rebours de ce qu’il défendait en 2020, mais qu’il juge nécessaires pour faire face à «l’évolution de la délinquance» et la «crise de recrutement» des agents.

Vous avez décidé d’armer la police municipale, une première pour un maire écologiste, alors que vous déclariez jusque-là ne pas vouloir être «maire shérif»

Et je ne veux toujours pas. Après, que j’aie fait évoluer ma position sur la sécurité, ça me paraît évident. C’est une banalité de dire que l’épreuve du pouvoir est