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Interview

Roland Lescure : «Ma confiance à Michel Barnier ne sera pas automatique»

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Macroniste de la première heure, le ministre démissionnaire chargé de l’Industrie, également vice-président de l’Assemblée nationale, avertit le nouveau Premier ministre qu’il n’acceptera pas que celui-ci pioche dans le programme du RN.

Roland Lescure, ministre démissionnaire chargé de l'Industrie, à Dunkerque le 13 octobre 2023. (Denis Allard/Libération)
Publié le 08/09/2024 à 21h06

Sous le feu des critiques de la gauche, qui a réuni au moins 110 000 personnes dans les rues samedi, et «sous surveillance» du RN, qui a consenti à ne pas le censurer d’entrée mais le jugera «sur pièces», Michel Barnier a poursuivi son tour de table ce week-end en recevant l’ancienne Première ministre, Elisabeth Borne, la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, Edouard Philippe et les représentants d’Horizons, François Bayrou, le président du Modem… Avec l’ancienne majorité, rien n’est toutefois acquis pour le plan B d’Emmanuel Macron à Matignon. Roland Lescure, ministre démissionnaire chargé de l’Industrie et de l’Energie, se dit «vigilant à ce qu’on ne succombe pas à des emplettes issues du programme du RN» et fixe ses lignes rouges. Réélu en juillet, le député Ensemble pour la République (EPR) des Français d’Amérique du Nord ne souhaite pas faire partie du futur gouvernement.

La nomination de Michel Barnier a été diversement accueillie à Renaissance. L’aile droite est enthousiaste, d’autres sont mitigés. Comment avez-vous réagi ?

Ce n’est pas une question de personne. Michel Barnier est un grand européen, un fin négociateur. J’ai été assez refroidi par sa campagne «à droite toute» lors de la primaire de la droite en 2021. Mais l’essentiel est ailleurs : c’est l’équation politique qui accompagne sa nomination. J’entends et je comprends les problèmes des électeurs du RN que j’ai rencontrés ces deux dernières années dans les usine

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