Pour ne rater aucun billet de Thomas Legrand, inscrivez-vous aux newsletters de nos chroniqueurs politiques.
Frapper un homme à terre, s’acharner, puis partir en courant, voilà la monstrueuse attitude criminelle que seule une meute décérébrée et fasciste dans l’âme peut commettre. Les antifas – s’il se confirme que c’est bien eux – auraient oublié, ce jour-là, les deux premières syllabes de leur mot. Les images diffusées par TF1 ne disent pas autre chose et si l’enquête concluait que ce sont des militants de la cause antifasciste sur ces images, alors c’est toute l’organisation et le discours antifa qui devra se remettre en cause. Fondamentalement, radicalement.
L’antifascisme a une histoire glorieuse et dramatique, parcourue de débats et d’affrontements internes quant à la place de la violence en son sein. La non-violence est l’un des éléments fondamentaux mais pas forcément constitutif de l’antifascisme. Personne, devant la violence naturelle et intrinsèque du fascisme, ne peut affirmer qu’il ne faudra jamais se battre. Mais personne ne peut admettre que nous en serions là. En démocratie, seules la police et la justice sont légitimes à utiliser la force contre les violents. Ce n’est pas parce qu’on peut se demander si la police et la justice (à Lyon, en particulier) ne sont pas toujours à la hauteur que quiconque peut se permettre de se substituer à elles. La fo




