C’est la première fois depuis des mois qu’aucune surprise n’était attendue lors d’un scrutin dans l’hémicycle. Avant de fermer ses portes pour les fêtes de fin d’année, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité un projet de loi spéciale présenté lundi soir en conseil des ministres. Tous les groupes ont voté pour, sauf les insoumis qui se sont abstenus. Ce court texte de trois articles doit permettre de prélever les impôts, de flécher des fonds vers les collectivités, d’autoriser l’Etat à emprunter sur les marchés, et de verser la contribution de la France au budget de l’Union européenne. Bref, de gérer la boutique a minima, avant le retour des travaux parlementaires en janvier. Dans la soirée, le Sénat a également adopté le texte, comme prévu, à l’unanimité.
Lors d’une allocution devant le perron de Matignon mardi soir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a rappelé toutefois qu’il faudrait «un budget en janvier». «Je reste persuadé qu’un compromis est possible», a-t-il expliqué, en appelant à «rester à distance des calculs partisans». «Le Parlement devra prendre ses responsabilités, le gouvernement aussi», a-t-il par ailleurs indiqué d




