Deux images : celle d’Emmanuel Macron buvant une Corona cul-sec au milieu des joueurs de Toulouse dans le vestiaire des champions de France de rugby ; et celle de Gérald Darmanin, martial en diable chaque fois qu’il revendique la pertinence de sa «bataille contre la drogue». D’un côté, sous couvert d’une virile convivialité, une forme de complaisance à l’égard de la consommation d’alcool, que bien d’autres épisodes sont venus confirmer depuis 2017. Mais aussi une envie de «faire peuple» ou de «ne pas emmerder les Français», au détriment de la santé publique. De l’autre un ministre de l’Intérieur qui, comme la plupart de ses prédécesseurs, aborde la question de la consommation de cannabis par le seul aspect de la lutte contre le narcobanditisme. Et qui n’hésite plus à rendre les consommateurs responsables non seulement des règlements de compte meurtriers qui laissent sur le carreau des petites mains du trafic, mais aussi des victimes dont le seul tort a été d’être
Le billet de Jonathan Bouchet-Petersen
Santé publique : un pouvoir complaisant avec l’alcool et hors sujet sur le cannabis
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Le premier bénéficie d’une mansuétude excessive, notamment par Emmanuel Macron lui-même. Alors que le second n’est la cible que d’une réponse exclusivement sécuritaire et idéologique par Gérald Darmanin, qui passe à côté de bien des enjeux.
Emmanuel Macron boit une bière lors d'une visite dans une entreprise de bois, à Muttersholtz, dans l'est de la France, le 19 avril. (Ludovic Marin/AFP)
Publié le 13/09/2023 à 12h29
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