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Sarkozy condamné : «La justice n’est pas moins laxiste, ce sont les lois qui ont évolué»

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Pour l’historien Christian Delporte, la condamnation de l’ancien chef de l’Etat à de la prison ferme marque la fin d’une époque où régnait l’idée que les politiques s’en tirent toujours.

Ce lundi, devant la salle d'audience où est jugé Nicolas Sarkozy. (Denis Allard/Libération)
Publié le 01/03/2021 à 17h18

Nicolas Sarkozy a été déclaré coupable de «corruption» et de «trafic d’influence», et condamné à trois ans de prison ce lundi. L’historien Christian Delporte analyse pour nous la portée de cette décision judiciaire.

Sarkozy n’est pas le premier homme politique à être condamné. Qu’est-ce que cette condamnation a d’exceptionnelle ?

D’abord, c’est la première condamnation où il y a de la prison ferme. Même s’il risque de ne pas en faire, c’est très symbolique. Chirac en 2011 n’avait été condamné qu’à du sursis. Ensuite, il y a finalement peu d’hommes politiques à avoir été condamnés. On pense à Alain Carignon, Michel Noir ou Bernard Tapie… Mais ils n’étaient que des seconds couteaux.

Il y avait toute cette idée avec Balladur ou Pasqua, que les politiques s’en tirent toujours, que lorsqu’on est corrompu, la justice ne vous rattrapera pas. Même Pasqua n’a jamais fait de prison, il est mort avant d’avoir à en faire. Ce fait a nourri la

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