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Gratification

Sébastien Lecornu promet aux maires une prime «régalienne» de 500 euros par an

Lors de son discours de clôture au congrès des maires ce jeudi, le Premier ministre a également proposé de «supprimer la plupart des normes» pour «simplifier la vie des maires».

Sébastien Lecornu au 107ème congrès des maires de France à Paris, le 20 novembre 2025. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 20/11/2025 à 18h27

Face à la crise des vocations, et à l’aune des élections municipales 2026, le Premier ministre sort le portefeuille. Ce jeudi, devant les maires réunis en Congrès, Sébastien Lecornu a annoncé étudier l’idée d’une prime «régalienne» de 500 euros pour chaque édile.

«On ne peut pas demander aux maires, agents de l’État, de prendre sans cesse plus de risques, sans voir ce risque reconnu. Et donc j’ai demandé aux ministres de travailler à un principe de prime régalienne […] qui pourrait représenter 500 euros par an pour chaque maire, quelle que soit la taille de la commune», a déclaré le Premier ministre en clôture du 107e congrès des maires réuni à Paris. Il s’agit de «sécuriser (la) capacité (du maire) à prendre un certain nombre d’actes au nom de l’État», a-t-il fait valoir.

Pour rappel, la France compte environ 35 000 communes. Et selon le site Vie Publique, il existe à ce jour 34 875 maires en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer (DOM). Coût d’une telle mesure : plus de 17 millions d’euros.

«Elaguer» une trentaine de normes

Le chef du gouvernement entend également prendre un «méga décret» d’ici Noël pour «élaguer» une trentaine de normes «complètement surréalistes». Il prévoit d’en supprimer encore 70 «entre janvier et février».

Le locataire de Matignon a ainsi cité plusieurs mesures qu’il veut supprimer, dont sa «préférée» : l’obligation annuelle de vidange des piscines municipales. «Je souhaite que le début du prochain mandat municipal puisse se faire dans la plus grande des simplicités», a-t-il appuyé. Au passage, le Premier ministre, privé de majorité pour faire passer son budget, a fustigé le «désordre politique» au Parlement.

Il faut «arriver à sauver la démocratie représentative» et «faire en sorte qu’un chemin de compromis puisse être trouvé» sur le budget, «parce que je ne vois pas beaucoup de bonnes nouvelles pour le pays issu du désordre politique», a-t-il affirmé.

«Je ne vois pas beaucoup de progrès social qui peut sortir du désordre politique», ni «beaucoup d’avancées pour les collectivités territoriales, les services publics de proximité pour celles et ceux qui vont s’engager demain pour leurs territoires», a énuméré Lecornu. «Et dans un moment si dur sur le terrain géopolitique, la France ne peut pas se permettre un déclin uniquement sur fond de désordre politique.»

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