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Ségolène Royal va rendre visite au journaliste Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie

Présidente de l’Association France Algérie, l’ancienne candidate à la présidentielle va rencontrer ce vendredi 30 janvier en prison le journaliste français, condamné à sept ans de réclusion pour «apologie du terrorisme».

Ségolène Royal, à l'Assemblée nationale à Paris, le 20 mai 2025. (Julien de Rosa/AFP)
Publié le 29/01/2026 à 16h21, mis à jour le 29/01/2026 à 20h36

L’ex-ministre Ségolène Royal, actuellement en déplacement à Alger, a annoncé ce jeudi 29 janvier qu’elle allait rendre visite au journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison pour «apologie du terrorisme» et emprisonné en Algérie. Royal, devenue récemment présidente de l’Association France Algérie, a indiqué sur X avoir eu une «réponse positive» du ministre algérien de la Justice pour s’entretenir avec le journaliste, détenu en Algérie depuis juin 2025. «J’irai le voir demain [vendredi], à 10 heures» (9 h 00 GMT), a-t-elle précisé.

Ségolène Royal, qui a été ministre et candidate à la présidence en France, a rencontré mardi 27 janvier le président algérien Abdelmadjid Tebboune. En pleine crise diplomatique entre Paris et Alger, elle a dit qu’Abdelmadjid Tebboune se montrait prêt au dialogue «dès lors que le respect et la considération sont également au rendez-vous».

Lors d’une conférence de presse à Alger, Royal a expliqué avoir fait cette demande en amont «avec discrétion» auprès des autorités algériennes dès qu’elle a su qu’elle se rendrait en Algérie. «Je ne voulais mettre aucune pression et laisser une liberté totale au gouvernement algérien de me répondre», a-t-elle dit, saluant le «comportement» des parents de Christophe Gleizes ainsi que «celui de leur avocat» d’un «respect et d’une discrétion vraiment irréprochables» qui ont «beaucoup pesé dans cette décision positive».

Collaborateur des magazines français So Foot et Society, Christophe Gleizes a été arrêté le 28 mai 2024 en Algérie où il s’était rendu pour un reportage sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi-Ouzou, à 100 kilomètres à l’est d’Alger. D’abord placé sous contrôle judiciaire, il avait été incarcéré en juin 2025 dans la prison de Tizi-Ouzou après sa condamnation pour «apologie du terrorisme» en première instance à sept ans de prison.

Crise diplomatique

Début décembre 2025, la Cour d’appel de Tizi-Ouzou avait confirmé cette peine. La justice algérienne lui reproche des contacts avec des personnes liées au mouvement séparatiste MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), classé terroriste en Algérie depuis 2021. Après sa condamnation en appel, sa mère, Sylvie Godard, avait transmis une demande de grâce au président algérien Tebboune. Le journaliste a par ailleurs formé un pourvoi en cassation pour obtenir un nouveau procès.

Paris et Alger restent empêtrés dans une crise diplomatique à la suite de la reconnaissance, à l’été 2024 par la France, d’un plan d’autonomie «sous souveraineté marocaine» pour le Sahara occidental. L’Algérie soutient le mouvement indépendantiste du Polisario. Depuis, une succession de nouveaux épisodes de crispation est venue entretenir les tensions.

Mis à jour : à 20h35 avec la conférence de presse de Ségolène Royal.

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