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Récit

Municipales 2026 : six ans après son «putsch», le maire de Vitry en campagne pour sauver l’un des derniers bastions du PCF

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Elu par le conseil municipal en 2020 en ravissant son siège à l’ancien édile communiste Jean-Claude Kennedy, Pierre Bell-Lloch, allié aux socialistes et aux écolos, fait face à la concurrence des insoumis.

Pierre Bell-Lloch en meeting à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), mardi 20 janvier. (Remy Artiges/Libération)
Publié le 21/01/2026 à 10h48, mis à jour le 21/01/2026 à 13h48

Plus d’un candidat aux élections municipales de mars prochain doit rêver d’une salle aussi comble. Pas moins de 700 personnes, dont beaucoup ont dû rester debout, se sont rassemblées, ce mardi 20 janvier dans le gymnase Joliot-Curie de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) pour assister au meeting du maire sortant Pierre Bell-Lloch et de ses alliés socialistes et écologistes. «Cette salle pleine est le résultat de cinq ans de travail», se félicitait l’édile communiste après son discours.

La réussite du soir est d’autant plus grande pour lui qu’il ne fait pourtant pas l’unanimité chez les militants communistes de la ville de 95 000 habitants. Plus proche du chef des communistes Fabien Roussel que l’ancien maire PCF Jean-Claude Kennedy, Pierre Bell-Lloch a obtenu l’investiture de son parti pour briguer un deuxième mandat. Mais certains, à commencer par son prédécesseur, n’ont en effet pas digéré ce qu’ils continuent de dénoncer comme un «putsch». En 2020, la liste de Jean-Claude Kennedy, alors maire sortant, sur laquelle figurait Pierre Bell-Lloch, l’avait emporté avec près de 50 % des voix au second tour contre 26 % pour le divers gauche Frédéric Bourdon et 24 % pour une liste divers droite menée par Alain Afflatet. Mais Bell-Lloch

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