Qui a commencé le premier ? Les responsables politiques raisonnent parfois comme des enfants. Insoumis et socialistes s’attaquent, s’accusent de s’attaquer et contre-attaquent. Jean-Luc Mélenchon, dit-on, nourrit une haine féroce à l’encontre de ses anciens camarades qu’il a un temps, après son départ du PS en 2008, affublés du terme péjoratif de «solfériniens». Le qualificatif, tiré de la rue de Solférino où siégeait le parti jusqu’en 2018, laissait entendre qu’avec François Hollande au pouvoir, ils ne méritaient plus l’appellation – historique car issue du mouvement ouvrier – de «socialistes». L’inverse est vrai aussi. Il y a quelque chose d’épidermique dans la réaction que provoque, chez certains socialistes, le chef de La France insoumise, trente-deux ans de carte au PS. «Je n’ai aucune sympathie ni pour Mélenchon, ni pour ses idées. Je n’aime pas le personnage», admet volontiers Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat.
«Les socialistes ont une sorte de répulsion envers Mélenchon, juge un cadre de gauche, un pied dans chaque famille. C’est de plus en plus idéologique. Ils entretiennent l’idée des gauches irréconciliables [th




