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Ce n’est pas nouveau, on idéalise beaucoup les bienfaits supposés du service militaire obligatoire, qui a concerné des générations de garçons avant sa suspension – et non sa suppression – par Jacques Chirac en 1996 et l’avènement d’un modèle d’armée 100 % professionnelle. Avec une nostalgie qui déforme le réel, on le repeint trop facilement comme un puissant outil de cohésion nationale, un moment un peu magique de brassage social, ou même une sorte de rite de passage – forcément patriotique – dans la vie de ceux qui l’ont effectué. Exclusivement des hommes.
A écouter ceux qui défendent son rétablissement, il y aurait là un levier essentiel pour notre nation disloquée, un dispositif dont la suspension a cassé une part de commun dans notre société et une nécessité face à la menace russe à laquelle la France et l’Europe sont confrontées.
Ce discours est même porté, en premier lieu à droite et à l’extrême d




