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Le billet de Thomas Legrand

«Submersion» migratoire : François Bayrou offre un trophée de plus au RN

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En plus d’évoquer une «submersion» fictive, le Premier ministre faute quand il prétend répondre à un «sentiment», actant une défaite morale de plus pour son camp.

François Bayrou à l'Assemblée nationale, le 16 janvier. (Benoit Tessier/Reuters)
Publié le 29/01/2025 à 10h06, mis à jour le 29/01/2025 à 11h04

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Dans le vocable «sentiment de submersion», utilisé par François Bayrou lundi 27 janvier sur LCI et assumé le lendemain à l’Assemblée lors des questions aux gouvernements, le mot «submersion» a déclenché les foudres la gauche et de tous les spécialistes des flux migratoires. Ceux-ci savent que ce terme, non seulement ne correspond pas à la réalité, mais est surtout à la fois le résultat et le facteur d’un fantasme.

La France n’est pas «submergée» par l’immigration. La question peut, certes, se poser à Mayotte où le caractère incontrôlé et massif de l’immigration ne fait pas de doute. Mais décrire cet état de fait spécifique de l’archipel par la métaphore d’une catastrophe nature

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