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Il y a quelque chose de sidérant, et pour tout dire de navrant, à voir Jean-Luc Mélenchon et sa garde rapprochée s’enfermer depuis samedi 7 octobre dans une position intenable et politiquement dévastatrice, en refusant de qualifier simplement le Hamas d’organisation terroriste dont le but revendiqué - et réaffirmé ce lundi 9 octobre par son chef depuis le Qatar - est la fin de toute présence juive dans la région («on ne veut plus de vous sur cette terre»). D’une ampleur inédite, l’injustifiable attaque terroriste, car c’est bien de cela qu’il s’agit, qui a visé Israël samedi, avec des scènes barbares qu’il est légitime de définir comme des pogroms, ne peut en aucun cas être l’occasion de renvoyer dos à dos le Hamas et la très critiquable coalition extrémiste au pouvoir en Israël. Les 1 200 morts israéliens recensés, dont beaucoup de civils et un grand nombre d’enfants, n’ont pas été tués par haine du pompier pyromane Benyamin Nétanyahou mais par haine des juifs.
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