Qu’elle paraît loin, depuis les locaux de la vénérable Dépêche du Midi, cette tumultueuse Assemblée nationale… Alors que les députés votaient ce mercredi 12 novembre la suspension de la réforme des retraites, Emmanuel Macron s’est offert à Toulouse un débat sur la «démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux». Plutôt que le spectacle du détricotage en règle de son bilan par des parlementaires indomptables, le chef de l’Etat se veut au chevet des maux de la société. Sans oublier son «domaine réservé», avec un discours en fin d’après-midi, depuis la base aérienne 101, sur la stratégie spatiale nationale. Un brin décalé ?
Pour inaugurer son «cycle de discussions» avec les lecteurs de la presse régionale sur les dangers des réseaux sociaux, il a choisi la vieille institution radicale créée sous la IIIe République, qui servit de tribune à Jaurès et Clemenceau. Au menu de cet échange devant plus de 300 personnes : la désinformation, l’interdiction des écrans pour les plus jeunes, la transparence des algorithmes, le complotisme, etc. L’occasion pour lui de remettre un pied




