«Sur ces images, raconte à la barre un enquêteur, on voit une voiture arriver dans la pénombre, de face. Ses phares sont allumés. L’occupant tire alors depuis le véhicule sur des cibles de papier, au coup par coup. Puis il descend, s’approche et fait feu à bout portant, comme pour achever des victimes.» Le tireur dont il est question est Alexandre Gilet, ex-gendarme reconnu coupable en première instance, en 2023, d’«association de malfaiteurs terroriste» d’extrême droite. Un dossier baptisé Waffenkraft («puissance de feu», en allemand) par la presse, du nom d’un forum en ligne Discord où échangeaient les membres de ce réseau. La première affaire à être jugée devant une cour d’assises plutôt qu’en correctionnelle, depuis la résurgence de la menace terroriste d’extrême droite, au lendemain des attentats djihadistes de 2015. Condamné à 18 ans de réclusion criminelle assortis d’une période de sûreté des deux tiers, de très loin la peine la plus lourde des quatre mis en cause, tous reconnus coupables, l’ex-gendarme a fait appel. Son nouveau procès s’est ouvert lundi et, au
Justice
Terrorisme d’extrême droite : au procès Waffenkraft, armes en pagaille et doutes sur la sincérité du repentir de l’accusé
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Depuis l’ouverture du procès lundi 16 septembre, la cour d’assises de Paris se penche sur le profil d’Alexandre Gilet, seul accusé rejugé en appel dans ce dossier terroriste d’extrême droite. L’homme préparait un attentat et souhaitait «faire un maximum de victimes».
Le procès a lieu au palais de justice sur l'île de la Cité à Paris. (Riccardo Milani/Hans Lucas. AFP)
Publié le 19/09/2024 à 9h45
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