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«Nos» agriculteurs, «nos» paysans, «nos» campagnes, «nos» terroirs, «nos» produits… Le pronom personnel que politiques et commentateurs accolent toujours aux termes qui se rapportent à l’agriculture prouve bien que cette thématique tient une place particulière et identitaire (donc aisément manipulable) dans le débat national. Tous pour les agriculteurs ! Tous les partis, tous les candidats déclarés ou putatifs à la prochaine présidentielle emboîtent le pas à toutes les revendications du monde paysan, aussi variées et même contradictoires soient-elles. Entre les producteurs de bio, les viticulteurs exportateurs, les grands céréaliers, les petites exploitations familiales, les éleveurs de plaine et de montagne, il faut se montrer favorable à leurs doléances, et défavorable au




