Pour les impatients qui guettent les transfuges hésitants, il était temps de monter dans le train avant le départ – «mieux vaut engranger avant la déclaration de candidature», confie un ami du Président. Pour ceux qui misaient sur des arrivées après le premier tour du 10 avril, c’est une divine surprise. Dans la majorité on se délecte, en tout cas, des ralliements perlés venus de LR : en trois jours, les ex-ministres Catherine Vautrin, Eric Woerth et Nora Berra et la maire de Calais, Natacha Bouchart. Les conversions au macronisme de vieilles gloires de la politique ne font pas bouger massivement les électeurs mais, avant le grand meeting parisien de Valérie Pécresse dimanche, il y a de quoi miner le moral de la concurrence. Le soutien à Emmanuel Macron d’Eric Woerth, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, «déstabilise notre adversaire et lui enlève de la crédibilité sur son programme économique», se réjouit un membre du bureau exécutif de LREM.
A la pêche
«Les macronistes nous placent sous observation»
Que demander de plus, sinon d’enclencher le même mouvement à gauche ? La majorité y travaille, qui fait circuler les noms de prises espérées – l’ancien président PS de l’Assemblée Claude Bartolone, l’ex-ministre de la Santé Marisol Touraine et le maire socialiste de Dijon, François Rebsamen. Cinq ans après avoir




