«Les questions de sécurité, d’immigration, de communautarisme me collent à la peau.» Alors Bruno Retailleau a convoqué la presse mercredi 7 janvier au siège du parti qu’il préside, Les Républicains, pour présenter, à grand renfort de graphiques, ses «propositions pour la France» sur «l’économie» et «le travail» et – chut il ne le dit pas encore – qu’il compte bien défendre en 2027 lors de la campagne présidentielle.
A la veille du retour du projet de loi de finances en commission à l’Assemblée et alors que l’extrême droite de Jordan Bardella et de son prédécesseur à LR, Eric Ciotti, se positionnent sur ces questions pour séduire les milieux économiques, l’ancien ministre de l’Intérieur ne veut pas se faire doubler sur son aile la plus libérale. Si Retailleau, en fin de présentation, a directement visé Marine Le Pen en la qualifiant de «social-étatiste» en référence à son vote contre la réforme des retraites, le président de LR n’a pas dit un




