Menu
Libération
Elections

Trois mois avant les régionales, la peur du report de force

Réservé aux abonnés

Départements et régions refusent d’envisager un renvoi des scrutins prévus les 13 et 20 juin. Les élus locaux mettent en garde contre l’influence du Conseil scientifique sur la vie politique du pays.

A gauche : dans un bureau de vote à Hénin-Beaumont, en 2015. A droite : à Senonches (Eure-et-Loire), en 2015. (Stéphane Remael et Albert Facelly/Libération)
Publié le 23/03/2021 à 20h42

C’est la chenille du report des élections qui redémarre. Dans un peu moins de trois mois, plus de 47 millions d’électeurs sont appelés à retrouver le chemin des urnes pour désigner leurs conseillers régionaux et départementaux. Bien conscient que la crise sanitaire allait durer, et fort de l’expérience des municipales de 2020 – un premier tour maintenu de justesse avant le confinement de tout le pays, en mars, et un second reporté au début de l’été – l’exécutif a pris les devants en repoussant, une première fois, ces deux scrutins aux 13 et 20 juin. Sauf que d’ici là, l’épidémie risque de ne pas être totalement maîtrisée, comme le laissent craindre les mesures de reconfinement annoncées jeudi par le Premier ministre dans seize départements. De quoi relancer le débat sur un nouveau report des élections à l’automne, ou pis, après 2022.

«Le feu au lac»

Opposées à une énième retouche du calendrier électoral, les associations d’élus se sont empressées d’organiser un tir de barrage pour empêcher l’exécutif d’emprunter cette voie. «Le sujet est dans l’air, les membres du gouvernement que nous voyons nous en parlent, il y a le feu au lac», s’inquiète le président de l’Assemblée des départements de France (ADF), Dominique Bussereau, joint par Libération. Avec Renaud Muselier et François Baroin, représentant respectivement les régions et les maires de France, il a signé lundi un communiqué pour prévenir qu’il refuse de «considérer comme sérieuses les rumeurs sur un nouveau report des

Dans la même rubrique