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Traque

Un antifasciste syrien réfugié en France risque l’extradition vers la Hongrie de Viktor Orbán

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Budapest réclame l’extradition de Zaid, 22 ans, militant antifasciste poursuivi pour des violences présumées lors du «Jour de l’honneur», rassemblement néonazi annuel dans la capitale. La justice française examinera le dossier ce mercredi 14 janvier.

Des membres et sympathisants du groupe d'extrême droite hongrois «Sixty-Four Counties Youth Movement» lors d'un rassemblement à Budapest en juin 2020. (Attila Kisbenedek/AFP)
Publié le 13/01/2026 à 7h12

La Hongrie continue sa traque des militants antifascistes à travers l’Europe. Après avoir tenté en vain de faire extrader Rexhino Abazaj, alias «Gino», 33 ans, depuis la France où il réside, le pays de Viktor Orbán réclame désormais un jeune militant de gauche, Zaid, 22 ans, à la justice française. Son cas sera examiné mercredi 14 janvier par la chambre de l’extradition à Paris. Il encourt plus de vingt ans de prison en Hongrie, où il est poursuivi pour «agression physique» et «participation à une organisation criminelle». Ses conseils, contactés par Libé, se montrent confiants avant l’audience.

Né en Syrie sous la dictature de Bachar al-Assad, Zaid s’est réfugié en Allemagne avec sa famille alors qu’il était encore enfant. Inséré et parlant parfaitement allemand, il avait entamé des études supérieures et menait en parallèle des activités musicales ainsi qu’un militantisme antiraciste et antifasciste. Ce parcours s’est écroulé en 2023, après que la Hongrie a émis un mandat d’arrêt européen à son encontre.

Chaque année, aux alentours du 11 février, des centaines de néonazis hongroi

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