La Hongrie continue sa traque des militants antifascistes à travers l’Europe. Après avoir tenté en vain de faire extrader Rexhino Abazaj, alias «Gino», 33 ans, depuis la France où il réside, le pays de Viktor Orbán réclame désormais un jeune militant de gauche, Zaid, 22 ans, à la justice française. Son cas sera examiné mercredi 14 janvier par la chambre de l’extradition à Paris. Il encourt plus de vingt ans de prison en Hongrie, où il est poursuivi pour «agression physique» et «participation à une organisation criminelle». Ses conseils, contactés par Libé, se montrent confiants avant l’audience.
Né en Syrie sous la dictature de Bachar al-Assad, Zaid s’est réfugié en Allemagne avec sa famille alors qu’il était encore enfant. Inséré et parlant parfaitement allemand, il avait entamé des études supérieures et menait en parallèle des activités musicales ainsi qu’un militantisme antiraciste et antifasciste. Ce parcours s’est écroulé en 2023, après que la Hongrie a émis un mandat d’arrêt européen à son encontre.
Chaque année, aux alentours du 11 février, des centaines de néonazis hongroi




