Elle est «là pour dire les choses» et «pousser un cri d’alarme». Deux jours après l’officialisation de la candidature à la présidentielle de Bruno Retailleau, Valérie Pécresse appelle à une primaire ouverte de la droite et du centre dans les colonnes du Parisien ce samedi 14 février. «Aujourd’hui, les partis de la droite et du centre sont atomisés façon puzzle et doivent se fédérer pour désigner un candidat unique», martèle-t-elle. «Soyons lucide, le temps nous est compté. Le scénario idéal c’est donc une primaire qui s’enclenche dès le lendemain des municipales, avec une date butoir avant l’été […] Il faut une primaire la plus ouverte possible car c’est ce qui donne un élan populaire», précise l’ancienne candidate de LR à la dernière course à l’Elysée qui affirme par ailleurs qu’«aucun enseignement, ni de la primaire de 2022, ni de la campagne présidentielle qui s’en est suivi n’a été tiré». Et celle qui avait récolté un humiliant 4,78 % des voix à cette élection d’insister : «Je suis quand même bien placée pour en parler.»
Knafo disqualifiée
Le sujet est en tout cas d’une brûlante actualité – et facteur de division –- chez LR où un groupe de travail présidé par Gérard Larcher, le président du Sénat, doit rendre ses conclusions sur cette question en mars. Si Bruno Retailleau, le président du parti de droite, est bien l’instigateur de cette initiative, il s’est toutefois bien gardé, en lançant sa candidature jeudi 12 février, de parler de l’éventualité d’une primaire. C’est à peine s’il a répondu sur LCI qu’il se soumettrait à la méthode de désignation du candidat de LR choisie par les militants et qu’il «gagnerait d’ailleurs» si cette hypothèse devenait réalité.
Mais d’autres, parmi les nombreux aspirants à la fonction suprême chez LR, sont eux ouvertement favorables à l’organisation d’une primaire. A l’image de David Lisnard, le maire de Cannes ou encore Laurent Wauquiez, le patron du groupe LR à l’Assemblée qui plaide pour l’organisation d’un scrutin ouvert à un arc allant de Gérald Darmanin à Sarah Knafo. La participation de l’eurodéputée Reconquête est inenvisageable pour Valérie Pécresse : «Elle siège au Parlement européen avec l’AfD, c’est-à-dire avec l’extrême droite allemande. C’est son choix. Elle ne peut donc pas participer à une primaire de la droite et du centre», balaie la présidente de la région Ile-de-France qui en revanche verrait d’un bon œil d’accueillir Edouard Philippe – qui ne veut pas en entendre parler –, Gérald Darmanin – qui milite de son côté pour l’organisation d’une primaire de la droite et du centre – ou encore Gabriel Attal dans cette compétition.




