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Reportage

«Vaudrait mieux qu’il ne dise rien et qu’il agisse» : face au discours de Gabriel Attal, les agriculteurs blasés

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La déclaration de politique générale de Gabriel Attal ce mardi, dont des parties étaient destinés au monde agricole, a surtout consisté à détailler des mesures déjà annoncées, ce qui n’a en rien entamé la détermination des mobilisés.

Des agriculteurs écoutent la déclaration de politique générale de Gabriel Attal sur le barrage de Villabé (Essonne), le 30 janvier 2024. (Martin Colombet/Libération)
ParEléonore Disdero
envoyée spéciale sur l'A15
Fabien Leboucq
envoyé spécial à Villabé (Essonne)
Pauline Moullot
Publié le 30/01/2024 à 20h51

Les routes ne sont pas près de se débloquer. Le gouvernement avait beau annoncer lundi 29 janvier que de nouvelles mesures seraient mises sur la table «dans les quarante-huit heures» pour répondre à la crise agricole qui secoue le pays, Gabriel Attal n’a rien dit de nouveau ou presque dans son discours de politique générale, ce mardi. Lundi soir, les représentants des Jeunes Agriculteurs (JA) et de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) avaient pourtant de nouveau été reçus à Matignon «pendant quatre heures». Ce mercredi matin, ce devrait être au tour de la Confédération paysanne et de la Coordination rurale. «Il a fait grosso modo le même discours que vendredi, sur un ton plus solennel puisqu’il était à l’Assemblée», commente Thierry Desforges, administrateur de la FRSEA Ile-de-France. Ce mardi soir, Gabriel Attal reçoit de nouveau la FNSEA et les JA à Matignon.

Après une tirade sur «l’agriculture [qui] est notre force et notre fierté» et «l’exception agricole française», le chef du gouvernement a enchaîné les redites. Plusieurs dizaines d’agriculteurs se sont réunies ce mardi devant la télévision, au barrage de Villabé (Essonne). Rapidem

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