Entre une grue et une bétonneuse, le chantier des bâtiments du futur centre pénitentiaire des Baumettes 3 en arrière-plan, Emmanuel Macron ne lésine pas sur les superlatifs. «C’est un investissement inédit de la nation, dans l’histoire de Marseille», s’autocomplimente-t-il, fier de son état des lieux sécuritaire un peu moins de deux ans après le lancement, par ses soins et en grande pompe, du plan «Marseille en grand» : «Nous avons bousculé une insécurité qui s’était installée et des réseaux qui avaient pris leur place. Tous les engagements qui ont été pris ont été tenus, c’est historique.»
S’il déroule, avec moult chiffres, les investissements mis pour «contribuer à une vie plus calme et traquer la délinquance» (330 effectifs de police supplémentaires, 11 enquêteurs de police judiciaire, etc.), le Président sait que se tresser des lauriers serait mal venu vu le contexte marseillais. Le trafic de stupéfiants et le contrôle des points de deal continuent de ronger de nombreux quartiers et ont tué 23 personnes depuis le début de l’année, «un moment très difficile», euphémise le chef de l’Etat.
740 places de prison supplémentaires en 2025
Avec le «pilonnage» de ces points de vente et la suppression de 70 d’entre eux en deux ans («soit une baisse de 43 %»), il y aurait pourtant, à le croire, un avant-après pour les h