On tâtonne, avouait, ce mardi à l’Assemblée, l’air un peu hébété, Danièle Obono. La députée insoumise de Paris s’était avancée vers le micro parce qu’il fallait bien que quelqu’un se cogne les journalistes lors de la conférence de presse de rentrée de ses camarades lorsqu’une question sur Adrien Quatennens et Julien Bayou a été posée… Hésitations, regards en coin, les insoumis, d’ordinaire grandes gueules, théoriciens et praticiens de l’affrontement, étaient bien embarrassés, sincèrement désemparés cette fois-ci. «Il faut bien avouer que l’on tâtonne»… Eh bien oui, Danièle Obono : nous en sommes tous là, nous tâtonnons. Tous ceux qui animent le débat politique, journalistes, élus, humoristes (à part les polémistes de plateaux payés pour n’afficher que des certitudes à clics), tout le monde tâtonne.
Le billet de Thomas Legrand
Violences sexistes en politique: «tâtonnons» avec discernement
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Les députés insoumis se sont montrés très embarrassés ce lundi devant la presse pour justifier leurs réactions à l’affaire Quatennens. Comment être sourcilleux et le plus juste possible dans ces affaires ? Tous ceux qui animent le débat politique «tâtonnent» eux aussi.
Adrien Quatennens, aux journées d'été de La France insoumise, à Valence, le 27 août. (Denis Allard/Libération)
Publié le 22/09/2022 à 8h30
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