Ses «chers compatriotes» l’écouteront-ils encore ? Comme chaque année depuis 2017 et son élection à l’Elysée, Emmanuel Macron va se plier mercredi 31 décembre au rituel des vœux présidentiels. Sa cote de popularité en berne (18 % des Français lui font confiance, selon le baromètre d’Elabe publié début décembre), le président de la République devrait opter pour un discours «assez sobre», selon son entourage, préparé ces derniers jours depuis le fort de Brégançon, sa résidence officielle de villégiature, dans le Var. Alors qu’il entame sa dernière année pleine de son second mandat, le chef de l’Etat n’entend pas (encore) dresser son bilan – ou son testament – avant l’élection présidentielle de 2027. L’Elysée vend déjà 2026 comme une «année d’action, utile», malgré une cuvée 2025 marquée d’une part par l’instabilité politique héritée d’une dissolution catastrophique pour le camp présidentiel et d’autre part par deux Premiers ministres et un nouvel échec à aboutir sur un vrai budget pour l’Etat.
Contexte international oblige, l’allocution présidentielle sera fortement «colorée» par l’Ukraine. «C’est son domaine réservé, plus enco




