A LR, Bruno Retailleau n’a plus simplement un caillou dans la chaussure : il a carrément deux galets bien lourds, un dans chaque pompe. Dans celle de droite, il y a Laurent Wauquiez, le patron des députés LR qui ne manque pas une occasion de planter son boss. Et dans la gauche, Xavier Bertrand. Car le président des Hauts-de-France semble lui aussi vouloir s’opposer systématiquement à tout ce que dit et fait le chef de son parti. Dimanche sur BFM TV, quand l’ex-ministre de l’Intérieur expliquait que le budget de la Sécu n’était «pas votable» pour ses troupes, Bertrand, invité de France Inter, disait le contraire. Lui député, il voterait mardi le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale) de Lecornu.
Celui qui se prépare aussi pour 2027 s’est également, une nouvelle fois, démarqué fermement de Retailleau sur le rapport au RN, au moment où la droite travaille à faire tomber le barrage. Alors que ce dernier considère le parti de Marine Le Pen comme étant dans l’arc républicain, contrairement à LFI, Bertrand déclare qu’il aimerait bien entendre plus souvent son parti dire «pas une voix pour le RN» plutôt que «pas une voix pour la gauche», comme le fait le Vendéen. Enfin, le baron du Nord a refusé de signer la pétition lancée par Retailleau et LR pour dénoncer la soi-disant volonté de labellisation des médias par Emmanuel Macron. Un projet «malsain», a-t-il flingué. Le groupe vit bien.




