Yaël Braun-Pivet époussette le haut de son chemisier. Souriante, elle raconte que le bébé d’une amie, venue la voir ce matin de juillet à l’Assemblée, lui a bavé dessus. «Moi, je suis très bébés», lance-t-elle en entrant dans son bureau. Vu du perchoir, c’est peut-être un avantage : les députés peuvent parfois, par leur comportement, ressembler à de grognons marmots. Mais après un an, la présidente de la Chambre basse ne laisse paraître aucune lassitude. Ce jour-là, à l’heure du bilan, elle dépeint sa première année aux couleurs estivales.
Les affres de l’hiver et du printemps semblent loin. Elle raconte ce qui fut «l’année la plus passionnante de [sa] vie» du point de vue professionnel, et se félicite du fonctionnement d’une chambre que d’aucuns imaginaient bloquée après les législatives. «Il y a eu beaucoup de moments de très beau parlementarisme. Au bout d’un an, personne ne peut dire que cette Assemblée n’a pas fonctionné. Et on a complètement relancé l’Assemblée sur la scène internationale», résume Braun-Pivet, évoquant notamment son déplacement en Ukraine, à la rencontre de Volodymyr Zelensky, en septembre 2022.




