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Chez Pol

Elsa Faucillon (PCF) : «On se souvient rapidement de mon nom»

Ils font partie des nouveaux visages de la politique française mais demeurent méconnus du grand public. «Chez Pol» part à leur rencontre. Aujourd’hui, la députée PCF des Hauts-de-Seine, Elsa Faucillon.

(Photo Fred Kihn pour Libération)
Publié le 14/12/2018 à 11h33
Bonjour. Qui êtes-vous ? Quels sont vos réseaux ?

Elsa Faucillon, députée communiste de la première circonscription des Hauts-de-Seine, membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, coprésidente du groupe d’étude pour la prise en charge des mineurs non accompagnés, administratrice du centre social de mon quartier.

En tant que communiste, c’est pas trop dur à porter comme nom, «Faucillon» ?

Au contraire, c’est très pratique, généralement on se souvient assez rapidement de mon nom. Et les blagues à ce sujet sur Twitter ne me rendent pas marteau !

Au jeu du «Tu préfères», vous choisissez : être dans l’opposition avec La France insoumise (LFI) ou dans la majorité avec le PS ?

La majorité socialiste précédente a trahi le peuple et ouvert la voie à En Marche, je ne vois pas comment le PS pourrait s’en remettre. Je suis dans l’opposition au sein du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) face à une majorité au service du Président, pas des gens. Nous résistons avec pugnacité, notre culture n’est pas la même que celle de LFI mais je suis convaincue que la diversité est une richesse, pas un obstacle.

La ministre des Armées Florence Parly a annoncé la mise en chantier d’un futur porte-avions pour remplacer le «Charles-de-Gaulle». Comment aimeriez-vous que ce prochain navire soit nommé ?

Dans l’idéal, je préférerais que nous n’ayons pas besoin de construire un nouveau porte-avions nucléaire mais d’ici son éventuelle mise en service en 2040, j’ai un peu de temps pour résoudre ce dilemme !

Avec quel(le) adversaire politique vous pourriez partir, là, tout de suite, en vacances ?

Sans hésitation et avec respect : Roselyne Bachelot. Les vacances, c’est aussi fait pour se marrer et je crois qu’elle sait faire.

Donnez-nous une bonne raison d’être optimiste.

«Il n'est rien de plus impossible qu'une révolution une heure avant qu'elle n'éclate ; il n'est rien de plus évident qu'une révolution lorsqu'elle a remporté sa première victoire.» (Rosa Luxemburg)

Quand vous étiez petite, vous rêviez de devenir qui ?

Un peu banal, mais ma mère ! Et ça reste vrai. Après, j’ai des héroïnes mais vous comprendrez que je ne rêve pas nécessairement de leur ressembler : Antigone, Rosa Luxemburg, Angela Davis.

Pour vous, révolution, ça rime avec… ?

Passion, émancipation et imagination.

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