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LR: Bruno Gilles au bord de la rupture

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Après le choix de la commission nationale d’investiture de Les Républicains de soutenir Martine Vassal à Marseille, et l’amertume passée, le dissident Bruno Gilles s’est remis en campagne. Lâcher sa famille ? Rester ?

Bruno Gilles (sénateur, ex-maire de secteur 4/5) pour les un an du lancement de sa campagne municipale pour les municipales de 2020, en septembre 2019. (Patrick GHERDOUSSI/Photo Patrick Gherdoussi pour Libération)
ParSamantha Rouchard
correspondante à Marseille
Publié le 05/12/2019 à 11h55

«Si j'osais, je reprendrais l'expression de Jacques Chirac: "Ça m'en touche une sans faire bouger l'autre"», résume Bruno Gilles. Et en ce moment, le sénateur LR ose tout. Surtout depuis que mercredi dernier, la commission nationale d'investiture (CNI) des Républicains lui a préféré la présidente du conseil départemental et de la Métropole, Martine Vassal, comme candidate à la mairie de Marseille en 2020. Pas de quoi freiner Bruno Gilles, qui a choisi de partir malgré tout en dissidence. «Enfin, je n'aime pas trop ce terme, je suis plus un candidat du rassemblement», corrige celui qui dit avoir reçu de nombreux messages de soutien d'élus de tout bord, même à gauche. Et serait prêt à laisser la porte ouverte à des alliances «hors extrêmes» dès le premier tour. Un «coûte que coûte» assumé jusque dans sa base: «La décision de la CNI n'a pas eu d'effets négatifs. Ce sentiment d'être un contre tous nous a même regonflés», assure même Théo, militant des Jeunes ensemble qui soutiennent Bruno Gilles et dont les troupes étaient déjà en train de tracter samedi matin, sur les terres de Vassal.

Amertume et nostalgie

Sûr que la droite marseillaise n'a pas l'habitude de se déchirer, du moins en public. Ni la page Facebook, ni le compte Twitter de la fédération ne font mention du vote de la CNI. Mais, sur le terrain, cela fait déjà quelq

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