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Chez Pol

Couacs et intox : le gros week-end d'Olivier Véran

En plus de répéter une intox, les propos du ministre de la Santé ce week-end ont rapidement été contredits.

Olivier Véran, ministre de la Santé. (Photo Geoffroy Van der Hasselt. AFP (2020))
Publié le 04/05/2020 à 12h25, mis à jour le 05/05/2020 à 6h21

C’est une loi quasi universelle de la politique (et pas que) : plus un ministre parle, plus il risque de dire des bêtises ou de provoquer des interférences. Et à force d’être sur tous les fronts (médiatiques), Olivier Véran a vécu un week-end chargé en la matière, entre couacs et intox. Un joli combo.

#Couacs

«J'ai connu dans un autre mandat [il était député PS sous François Hollande] des gouvernements qui se sont illustrés par leurs couacs à répétition. Ça n'a jamais été le cas avec celui-ci. La machine est bien huilée», a osé hier dans le Parisien le ministre de la Santé, alors qu'une simple recherche internet «couac+gouvernement» démontre rapidement l'inverse. Mais pas seulement.

Dans cette même interview, Véran appelle fortement à ne pas relâcher le confinement, au risque de voir repoussé le D-Day du 11 mai. Un message presque aussitôt brouillé par Christophe Castaner qui, sur RTL hier, a annoncé que les Français, et notamment les Parisiens, qui seraient confinés loin de leur domicile, ont la possibilité de rentrer sans attendre le 11 mai. Cohérence… Deuxième couac du week-end impliquant Véran, sur la mise en quarantaine des personnes entrant en France. Selon le successeur d'Agnès Buzyn, cela concernait «toute personne» avant que l'Elysée ne précise que ça ne s'appliquera finalement pas à celles en provenance de l'UE, de l'espace Schengen ou du Royaume-Uni. Cohérence, encore.

#Intox

Un week-end aussi chargé n'aurait pas été totalement plein sans une belle intox. Reprenant la com de la majorité depuis de longues semaines, Véran assure une nouvelle fois que «jusqu'au 1er avril, toutes les recommandations ne prônaient pas le port du masque en général. Je pense à l'Académie de médecine, au conseil scientifique…», insistant sur l'inexistence de consensus scientifique précoce. Sauf que le conseil scientifique, qui aiguille l'Elysée, préconisait dès le 12 mars «la disponibilité de masques chirurgicaux pour les populations». Ballot.

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