Comme si ça ne suffisait pas, la neige est venue s'ajouter, pendant le week-end, à la liste des galères dont Nicolas Soret, le maire PS de Joigny (Yonne) a dû s'occuper. Ce lundi-là, dans son bureau de l'hôtel de ville, le socialiste préfère jouer l'ironie : «Il ne nous manque que les sauterelles et nous aurons eu tous les fléaux d'Egypte…» Voilà une semaine que ses équipes et lui s'activent afin de monter le centre de vaccination qui doit ouvrir ses portes à 14 heures. Dix-huit personnes sont attendues. A terme, c'est-à-dire le plus rapidement possible, espère le maire, 250 doses doivent être délivrées par semaine. Pour la petite ville d'un peu moins de dix mille habitants, à mi-chemin entre Auxerre et Sens, le défi était de taille. Surtout quand, aux dires de l'édile, l'Etat ne s'est pas occupé de grand-chose. «Nous sommes partis d'une page blanche, il y a huit jours, se félicite-t-il. Hormis l'acheminement des doses, c'est nous qui nous sommes occupés seuls de la logistique.» Soit : trouver le matériel informatique, acheter des seringues, s'accorder avec les médecins et infirmiers libéraux volontaires, puisque le centre hospitalier de Joigny n'a pas les moyens de détacher du personnel pour la tâche.
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