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Le portrait

Annick Dufils, Pfas-à-face

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La maire de Malandry dans les Ardennes cherche des solutions après la découverte de la contamination aux polluants éternels de l’eau de sa commune.

Annick Dufils, le 27 octobre 2025. (Stéphane LAGOUTTE/ MYOP pour Libération)
Publié le 16/12/2025 à 15h28

A quoi ressemble la pugnacité ? Dans la rue-village de Malandry, 80 habitants, niché au cœur des champs ardennais, elle prend les traits d’une petite femme, cheveux blancs coupés court et yeux couleur tropiques cerclés d’écailles. A 69 ans, Annick Dufils a la gentillesse débordante, le verbe mordant et la colère qui gronde. Elue de la commune, elle fait face à l’une des plus graves pollutions aux Pfas détectée en France.

Attablée dans sa mairie, elle raconte. «Il y a encore quelques mois, j’ignorais totalement de quoi on parlait. Mais quand j’ai appris qu’il s’agissait de polluants éternels, j’ai tout de suite compris l’ampleur de la catastrophe.» C’est le 19 mai qu’Annick Dufils reçoit les analyses dont il faut décrypter le charabia : l’eau, qui alimente Malandry et deux autres villages, est «conforme aux exigences de qualité, mais non conforme aux limites de qualité».

Deux mois plus tard, les arrêtés préfectoraux tombent : dans 17 communes des Ardennes et de la Meuse, l’eau du robinet est inte

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