A quoi s’accrocher ? Quel fil tirer ? Le métier de ses parents ? Anyier Anei refuse d’en parler, même s’ils semblent appartenir aux classes moyennes et supérieures. Le Soudan ? Elle n’est pas diserte au sujet du pays natal de ses géniteurs, déjà exilés au Kenya au moment de sa naissance à Nairobi. La politique ? On saura juste qu’à cause de Trump et de sa nationalité, elle pense ne pas pouvoir se rendre aux Etats-Unis et qu’elle le regrette. La religion ? On ne l’évoque pas non plus. Parmi les marques pour lesquelles elle défile, laquelle préfère-t-elle ? Plutôt Prada ou plutôt Gucci ? Elle refuse de s’avancer par crainte de compromettre sa participation à de futurs défilés. «Mon style est classique chic», répond-elle seulement. Donc plutôt Prada. Son appartement, à Montmartre ? Pas vu : l’entretien se déroule dans le hall d’un hôtel de luxe décoré de marbre vert. En fond sonore, on entend une version instrumentale et modernisée des Moulins de mon cœur de Michel Legrand. Alors on se tait et on contemple Anyier Anei, qui précise avec délicatesse que son prénom se prononce «comm
Le portrait
Anyier Anei, mannequin en états de grâce
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La Soudanaise a abandonné ses études de pharmacie pour défiler pour des maisons de couture et joue son propre rôle dans «Coutures», d’Alice Winocour.
Anyier Anei à Paris, le 9 février 2026. (Lou Escobar/Libération)
Publié aujourd'hui à 16h24
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