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Le portrait

Claude Malhuret, bienséance publique

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Le sénateur de centre droit, proche de LREM, régale son monde quand, à la tribune du palais du Luxembourg, il étrille les populistes et fourche gilets jaunes, antivax ou poutinophiles.

le 10 Fevrier 2022, à la bibliothèque du Sénat, Paris. Portrait de Claude Malhuret (Camille McOuat/Libération)
Publié le 22/03/2022 à 17h58

«La parole est à M. Claude Malhuret» : l’annonce du président du Sénat déclenche un frémissement d’aise dans l’hémicycle. Les sénatrices et sénateurs s’enfoncent dans leurs fauteuils rouge cramoisi. On s’apprête à savourer le moment, avec une flopée de bons mots, beaucoup d’ironie et un peu de cruauté. Au fil de ce quinquennat, Malhuret se sera déchaîné contre les gilets jaunes, puis contre les antivax et, dernièrement, contre les poutinophiles. Proche d’Edouard Philippe – ce qui le place dans la catégorie des macronistes «loyaux mais libres» –, Malhuret s’est spécialisé dans le stand-up antipopuliste. Les extrêmes, droite et gauche, sont ses cibles favorites. Mais il se paie aussi François Hollande qui «a mené une politique qui ressemble à cette enseigne qu’[il] a vue l’autre jour sur la route : “Restaurant ouvrier, cuisine bourgeoise”».

Sérieux et inexpressif, le septuagénaire lit ses textes sans effets de manches, tandis que le Sénat se gondole. Lors d’un débat sur la vaccination, il charge Le Pen et Mélenchon, liés par un «pacte germano-soviétique de la désin

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