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Le portrait

Emmanuel Guibert, père d’«Ariol» : grandeur d’âne

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L’auteur de BD raconte les aventures d’un ânon écolier puisées dans ses propres souvenirs.

Emmanuel Guibert à Paris, le 6 novembre 2025. (Emma Birski/Libération)
Publié le 01/12/2025 à 15h31

Large sourire éclairant son visage, guitare à la main, Emmanuel Guibert monte sur scène. Un tonnerre de petites mains l’accueille. L’ambiance monte d’un cran lorsque le dessin d’un personnage apparaît sur l’écran derrière lui. La fièvre se fait complète lorsque l’artiste s’affuble d’oreilles d’âne, de cochon ou d’épagneul breton, campant ainsi différents personnages d’Ariol, la série de BD à succès qu’il scénarise depuis un quart de siècle dans le mensuel J’aime lire. On y suit les aventures ordinaires du héros éponyme, un âne bleu élève de CM1, sorte de Petit Nicolas aux lunettes démesurées. Les parents aiment souvent autant que leurs enfants cette chronique dont le XXIe tome vient de paraître, tiré à 60 000 exemplaires. Ariol s’est aussi décliné en dessin animé et, donc, en disques et autres concerts dessinés. «J’en ressors avec une énergie formidable», rayonne l’auteur de BD, ravi de faire le pitre et qui a découvert la gratte en montant des groupes à l’adolescence.

Il a toujours la banane quand il reçoit dans son bureau − table de travail encombrée de stylos, encre et pinceaux, bibliothèque qui déborde − au premier étage de sa ma

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