La vidéo se trouve encore sur YouTube. Elle date de son Vendée Globe 2016. On y voit Eric Bellion s’admonester et s’auto-interdire de recommencer une expérience aussi idiote. Huit ans plus tard, il se parjure. En prenant le départ le 10 novembre prochain aux Sables-d’Olonne (Vendée), il devra repasser par le «point Nemo», le plus éloigné de toute terre : l’humain le plus proche habite la Station spatiale internationale. Eric Bellion, 48 ans, l’affrontera seul avec ses superbes tatouages marquisiens et son pull «Stand as One», le nom de son bateau qui peut se traduire par «comme un seul homme» et fédère un pool de sponsors. Une course qu’il ne peut gagner parce que son Imoca est dépourvu de foils, l’aileron qui transforme n’importe quelle felouque en tapis volant. Se passer de cet appendice, c’est courir le Vendée Globe, pardon le «VG», avec un handicap, mais Bellion la joue frugal, il pense que c’est l’avenir. Enfin celui qui affiche une sensibilité écolo de gauche voudrait que ce soit l’avenir. Il prendra le départ avec 40 autres skippeurs dont son beau-père Jean Le Cam. Pour les ignorants du VG, Le Cam est le na
Le portrait
Eric Bellion, cœur de pirate
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Sensible et tatoué, le marin s’apprête à prendre part une nouvelle fois au Vendée Globe, course autour du monde qu’il sait humaniser.
Eric Bellion, chez son sponsor Altavia, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 10 octobre 2024. (Remy Artiges/Libération)
Publié le 05/11/2024 à 14h59
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