Autrefois aux passages à niveau, un panneau de signalisation avertissait l’usager souhaitant traverser qu’un train pouvait en cacher un autre. Ainsi, en serait-il de même des humoristes lorsque, toquant au «deuxième étage droite porte face» de l’appartement du nord de Paris de Morgane Cadignan, c’est Fanny Ruwet qui joue la maîtresse de céans. Absente, la résidente officielle se portera toutefois caution d’une squatteuse «très loyale et dotée d’une grande qualité d’écoute».
Les deux jeunes femmes se sont connues quelques jours avant le confinement, entretenant d’abord une correspondance «par mail, puis par téléphone, pour rigoler», dont découlera un lien d’amitié aujourd’hui quasi sororal. A telle enseigne que chaque fois qu’elle débarque gare du Nord, la seconde pose son baluchon chez la première. Et ce ne sont pas les occasions qui manquent, dans la mesure où l’artiste bruxelloise, quoique fermement attachée à son pied-à-terre de la commune animée de Saint-Gilles, a aussi fait son nid dans l’Hexagone. Où son style franc du collier n’a eu besoin que d’une poignée d’années pour gagner des parts de marché, dans le secteur p




