Menu
Libération
Le portrait

Frances Haugen, lanceuse d’alerte de Facebook : garder l’algorithme

Réservé aux abonnés

A l’origine des Facebook Files, l’ancienne ingénieure de 37 ans adepte des cryptomonnaies a fait fuiter des milliers de pages de documents internes à l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Facebook whistleblower Frances Haugen poses for a portrait at the Museum of Art of Puerto Rico. Gabriella N. Báez for Libération. (Gabriella N. Báez/Gabriella N. Báez)
Publié le 28/01/2022 à 18h00

La dernière fois que l’on avait vu Frances Haugen, c’était en novembre, devant les visages ternes de l’Assemblée nationale. Des mèches blondes plaquées, un discours implacable. Deux mois plus tard, devant son iPad, elle se présente enjouée, le teint hâlé par le soleil de Porto Rico, son lieu de résidence. Après ses auditions devant le Congrès, le Parlement européen et les sénateurs français, la lanceuse d’alerte a disparu des médias au gré de petites vacances en partie passées à faire trempette. Surf, baignade… L’océan est une des raisons l’ayant amenée sur la petite île des Caraïbes.

Ça et les avantages fiscaux offerts sur place aux nombreux adeptes de cryptomonnaie. Avec d’autres «bons investissements» et les revenus tirés de ses anciens emplois à Google, à Yelp et à Pinterest, ce péché mignon a renfloué assez ses caisses pour ne pas avoir à «s’inquiéter de l’argent pendant quelque temps». Pas de trop pour cette diplômée de Harvard de 37 ans, à l’origine des Fa

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique