Menu
Libération
Le portrait

Gabriella Papadakis, fendre lame

Réservé aux abonnés

La championne olympique de patinage artistique dénonce la violence d’un milieu qu’elle juge rétrograde.

Gabriella Papadakis à Montréal, cet été. (Eva Bigeard)
Publié le 21/01/2026 à 18h29

Le rendez-vous était calé depuis un mois avec Gabriella Papadakis, championne olympique de patinage artistique, de passage à Paris pour la sortie de son livre autobiographique. Celle qui a mis fin à sa carrière il y a un peu plus d’un an devait ensuite retrouver les Jeux olympiques depuis les tribunes de la patinoire de Milan, en tant que consultante pour la chaîne américaine NBC. Mais le tourbillon médiatique l’entourant a tout emporté. Au cœur de la tempête : 266 pages, dont une grande partie consacrée à sa relation avec son ancien partenaire sur la glace, Guillaume Cizeron, qu’elle qualifie «d’emprise».

Papadakis-Cizeron, couple star du patinage artistique, cinq fois champions du monde, médaillés d’or aux JO de Pékin en 2022 et désormais en pleine séparation explosive. Point d’orgue atteint quelques jours avant notre entretien : Gabriella Papadakis apprend être mise en demeure par Guillaume Cizeron, qui explique dans un communiqué vouloir «cesser la diffusion de propos diffamatoires à son encontre». Puis son éviction de l’antenne aux JO, NBC estimant sa neutralité «biaisée».

Lorsqu’on la rencontre finalement dans les locaux de son éditeur dans le XIIIe arrondissement de Paris, mi-janvier, elle embraye d’entrée, «heureuse de pouvoir enfin [s]’exprimer» et de faire entendre «[s]a vérité». Bien plus qu’un pamphlet sur son ancien partenaire, la sportive de 30 ans, très critique du milieu du patinage artistique, dénonce entre les lignes

Dans la même rubrique