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Le portrait

Helena Noguerra, la constance tranquille

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A 56 ans, l’artiste hyperactive et facétieuse poursuit sa carrière avec curiosité et ne cesse de faire l’éloge de l’amitié.

Helena Noguerra à Paris, le 3 février 2026. (Camille McOuat/Libération)
Publié le 12/02/2026 à 16h23

Vingt-quatre ans. Vingt-quatre ans ont passé depuis son dernier portrait dans Libé. Helena Noguerra est là, assise sur son tapis. Cheveux longs aux reflets blonds. Immense sourire à la Julia Roberts. Yeux pétillants. Maquillage léger. Tenue décontractée. Jean, pull marine et chaussettes à pois. Seul signe de coquetterie, des boucles d’oreilles dorées dotées de turquoise. Où sont les rides, et autres signes du temps sur le corps ? Aucune idée. Elle concède, en souriant, quelques raideurs. Pour le reste, le mode de vie «natation, rando, alimentation saine» fonctionne à plein régime. Pas d’existence ascétique pour autant, elle est la première à proposer d’aller boire un verre, sortir. Rire. Et vivre. Intensément.

Depuis 2002, il y a tout ce qui a changé. Les parents qui vieillissent. La mère, ancienne secrétaire de direction, a 84 ans. Le père, musicologue, en a deux de moins. Un fils qu’elle a élevé seule, Tanel, compagnon de la chanteuse Shy’m, devenu père à son tour d’un garçon prénommé Tahoma (4 ans). La voilà donc grand-mère et amoureuse de Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France, rencontré en 2021 avec lequel elle partage sa vie dans un deux-pièces loué dans le quartier de Montmartre. Avec le temps, elle répète qu’il faut faire vite. Profiter. Une conscience aiguë de

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