Qu’on ne leur dise pas que le combat est perdu d’avance. Il les hante : «Nos enfants peinent à écrire, au sens de poser et articuler leurs pensées. Ils sont happés par ce monde du tout-écran, et demain, ChatGPT va rédiger leurs devoirs. Des enseignants résistent, beaucoup d’autres, désarmés, baissent les bras. Nous allons dans le mur, et tout le monde fait comme si de rien n’était, les politiques sont muets. Il est temps d’agir.» Leurs voix fusionnent, celle d’Isabelle Carré, la merveilleuse fausse ingénue du cinéma et du théâtre, devenue romancière avec ses Rêveurs, récit de son enfance cabossée à l’ombre d’un père homosexuel, architecte libéré sur le tard, qui a emporté plus de 200 000 lecteurs. L’autre est celle de Delphine Saubaber, une Fifi Brindacier rousse, toute en grâce f
Le portrait
Isabelle Carré et Delphine Saubaber, les combattantes de l’écrit
Réservé aux abonnés
L’actrice et la journaliste animent des ateliers d’écriture pour redonner aux enfants et adolescents la capacité de mettre en mots leurs pensées.
Delphine Saubaber et Isabelle Carré à la médiathèque de Biarritz , le 18 juillet 2023. (Sarah Witt/Libération)
Publié le 25/07/2023 à 14h55
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus