A la base, on avait convenu qu’on ne parlerait de l’affaire qu’en présence de son avocate. Mais c’est plus fort que lui. Jean-Paul Mayanobe, 74 ans, ne peut pas s’empêcher de parler d’œufs et de vanter leurs mérites, lui qui en a cassé un sur la tête d’Eric Zemmour en mars 2022 et un autre sur celle de Jordan Bardella, le 29 novembre à Moissac (Tarn-et-Garonne). «L’œuf, c’est magique, très facile à cacher dans une poche de veste», fait remarquer l’ancien agriculteur, attablé dans un restaurant de Montauban en cette fin d’année 2025. Avec son sourire de vieux gamin facétieux et son accent du Sud-Ouest, il s’émerveille «qu’une aussi petite pression» sur leur coquille donne un résultat aussi spectaculaire : «La violence est minimum pour un rendement maximum sur des gens qui ont la prétention de diriger le pays et qui n’en sont pas capables.»
Car à l’inverse de beaucoup de ses voisins, de plus en plus nombreux à avoir hâte de tomber dans les bras de l’extrême droite, Jean-Paul Mayanobe n’est pas dupe. «Ce serait une catastrophe pour la France, si ces mecs-là gouvernaient», pense-t-il, pointan




