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Le portrait

Jeanne Friot, mode cavalière

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La créatrice de l’armure en cuir argenté de l’amazone des JO 2024 place la question queer au cœur de ses collections.

Jeanne Friot à Paris, le 13 janvier 2026. (Romy Alizée/Libération)
Publié le 18/01/2026 à 16h36

Elle est entrée au grand galop dans la vie des Français. Un soir de pluie, en plein été, son armure en cuir argenté s’est mise à irradier entre les gouttes. La cavalière de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques 2024 a marqué les esprits de 23 millions de téléspectateurs (un milliard au total dans le monde). En une nuit, elle a changé le destin de Jeanne Friot, créatrice de mode aux mèches peroxydées, à la tête de la marque qui porte son nom.

Ce 26 juillet, quand la porte-drapeau traverse Paris, la jeune femme est si émue qu’elle reste figée devant l’écran de contrôle installé sur la péniche du Rosa Bonheur aux pieds du pont Alexandre III. «Je regardais le cheval mécanique avancer à la télévision, mais je craignais tellement de rater quelque chose que je n’ai pas pu bouger. Ma femme a traversé le bateau pour la voir passer en live. Autour de moi, les gens pleuraient, mon cœur battait comme jamais, mais j’avais les jambes coupées», se souvient-elle, encore émue.

La cérémonie a les atours d’une déclaration pour le droit à la différence, d’une ode queer dans la droite ligne de ce que Jeanne Friot, lesbienne et féministe, tou

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