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Le portrait

Julie Bourges, tirer son épingle du feu

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Grièvement brûlée il y a treize ans, la jeune Française milite pour que le drame de Crans-Montana sensibilise à ce type d’accidents.

Julie Bourges, à Saubion (Landes), le 27 janvier 2026. (Ella Leroy/Libération)
Publié le 11/02/2026 à 15h27

«Burn to be alive», «brûler pour être vivante». Cette phrase, Julie Bourges l’a tatouée à l’arrière de son bras gauche, sur une peau détruite au troisième degré. Elle n’a pas la phobie du feu, elle le répète. Lorsque les cheveux de sa cousine s’approchent trop près des bougies de son gâteau d’anniversaire, impossible pourtant de rester de marbre. Un extincteur trône dans sa buanderie. «Tout le monde devrait en avoir un chez soi», assure la jeune femme à l’aube de ses 30 ans. Des années après son accident, lovée dans son canapé avec vue sur la forêt de pins landaise, les souvenirs la rattrapent : elle a 16 ans, ses longs cheveux, le feu. «La seule fois de ma vie où j’ai été insouciante, j’ai été gravement brûlée. Maintenant, je suis dans le contrôle.»

Sur les plateaux télé et ses réseaux sociaux – l’influenceuse compte plus d’un million d’abonnés – la grande brûlée s’indigne depuis cette nuit de la Saint-Sylvestre et

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