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Le portrait

Julien Song, fort en mat

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Le créateur de contenus, fils d’exilés chinois et ancien conseiller en stratégie, connaît un succès remarquable avec ses vidéos pédagogiques sur les échecs.

Julien Song à Paris, le 24 novembre 2025. (Adrien Selbert/Vu pour Libération)
Publié le 02/01/2026 à 15h34

Il y a d’abord eu plusieurs regards curieux, quelques chuchotements aux tables voisines. Puis, passé l’heure et demie d’entretien, c’est un jeune étudiant philippin qui a pris son courage à deux mains. Dans un anglais maîtrisé, le vingtenaire s’est approché pour taper la discute avec Julien Song, 32 ans, et lui dire tout le bien qu’il pensait de ses vidéos. Néophyte aux échecs, il fait partie des presque deux millions de membres de la communauté du créateur de contenus français, et fréquente le Blitz Society depuis peu. Ce bar, où sur chaque table est incrusté un échiquier, à quelques pas du boulevard Saint-Germain, est le repaire de la capitale pour les adeptes du «roi des jeux». Et ici, le discret Julien Song peut difficilement passer incognito.

Depuis quatre ans, il publie des vidéos pédago saupoudrées d’humour pour qui veut progresser. L’année 2025 a fait entrer dans une autre dimension le maître international, «MI» pour les puristes, un titre prestigieux acquis à 20 ans – et pour la vie –, qui le place dans les 0,1 % des meilleurs joueurs du monde. En quelques mois, son nombre de followers a explosé, aidé par un regain d’engouement pour les échecs depuis le Covid-19 et des collaborations avec des personnalités très suivies comme Inoxtag

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