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Le portrait

Laurène Arnoux, le pied marrant

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Autrice, scénariste et vidéaste, «Luciole», de son pseudo en ligne, porte la voix des océans auprès de sa génération avec un humour qui fait mouche.

Laurène Arnoux, à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), à bord du bateau «Use It Again for Youth», le 2 janvier. (Louise Quignon/Libération)
Par
Justine Wasson
Publié le 14/01/2026 à 15h38

Golfe du Morbihan, début janvier. Beau temps, belle mer. Laurène Arnoux, 31 ans, nous a donné rendez-vous à la Trinité-sur-Mer, sur le bateau de son ami navigateur Titouan Pilliard. Elle l’aide à préparer son embarcation pour l’édition 2026 de la Route du rhum, et participe à sa campagne de communication. Le navire étendard de l’association Use it Again For Youth a une particularité : il courra dans la catégorie vintage. Pas étonnant qu’une fille de brocanteur s’y intéresse. Pour notre entrevue, elle a mis sa plus belle marinière, et a coiffé ses cheveux roux de la casquette de son grand-père maternel, navigateur à ses heures perdues. «Inspirée, mais pas pistonnée» par lui, elle met ses talents d’autrice vidéaste et son humour mordant au service des océans. Ça n’a pas toujours coulé de source.

A 19 ans, alors que l’école dans laquelle elle suit un BTS en alternance ferme pour redressement judiciaire, elle est démarchée par Golden Moustache, une société de production qui rassemble la fine fleur du YouTube français de l’époque. Golden lance alors le Lab, un incubateur de talents promis à devenir les futures stars d’Internet. La jeune femme analyse avec lucidité : «Ils ont galéré à trouver une meuf qui faisait des

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