Il aime raconter des histoires. A le temps pour cela. Laurent de Wilde ne dort que quatre heures par nuit. Franchement, il aimerait plus. Il n’apprécie rien mieux que de vivre ses envies. Il enchaîne les émissions où il raconte l’histoire du jazz, les concerts, les conférences… Chez lui, tout tourne autour de cette musique. Il ne lève jamais le pied. Pourtant, il ne travaille son piano que «quand c’est associé à un projet». Il en convient facilement, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour garder la forme. «Tout est une source de frustration, mais aussi de gratification» commente-t-il. Un pianiste de jazz ne gagne pas correctement sa vie. Lui touche des royalties de ses émissions radio, de ses livres, concerts, de son intermittence. Comme tous les musiciens. L’intermittence ? «Un magnifique régime. Ceux qui travaillent beaucoup aident les autres et soutiennent le système qui constitue en soi une mutualisation magnifique.» Il aime faire une blague d’autodérision : «Quelle est la différence entre un match de football et un concert de jazz ? Dans le match, les mi-temps sont interminables. Dans un concert de jazz, les minables sont intermittents.»
Quand il n’est pas derrière son piano, il lit. Va au cinéma. Essaie de faire du s




