Cet article est tiré du Libé spécial auteur·es jeunesse. Pour la septième année, Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse pour le Salon du livre de Montreuil qui ouvre ses portes le 26 novembre. Retrouvez tous les articles ici.
Shiiii, shiiii, shiiii, des respirations saccadées rythment la scène, jusqu’à foutre des crises d’angoisse. Cinq femmes habillées en robe à fleurs, façon Zezette, la main sur le front, au bord du désespoir, enchaînent les chutes - Vlan! - se relèvent et recommencent. Il faut voir Maldonne, la dernière pièce de Leïla Ka, où elle et ses danseuses, dans une gestuelle millimétrée, nous peignent leurs joies, leurs échecs, leurs détresses, leurs abattements, leurs révoltes, mais surtout leur immense désir de liberté, qui écrase tout. Barjo! Tellement qu’une partie a été rejouée à la cérémonie des césars et reprise par Beyoncé, tout de même, pour son dernier show !
Leïla Ka vient d’une famille pas banale. Une mère professeure des écoles, un père, Olivier de Sagazan, artiste-plasticien aux performances survitaminées, et cinq sœurs, plus attachées les unes aux autres que les doigts de la main. La dernière, d’ailleurs, n’est autre que la chanteuse Zaho de Sagazan, que Leïla épaule pour ses chorégraphies. Leïla est la seconde de cette pimpante sororie. Autodidacte, elle grand




